LES RUBRIQUES
samedi 10 septembre 2011
samedi 3 septembre 2011
LA FORESTIERE
Ils en veulent encore ! Insatiables cyclos souhaitant participer à la Forestière le 17/09 dans les monts du Jura organisent le déplacement et l'hébergement pour tout volontaire du VS. Contacter Hervé Lours dans les plus brefs délais.
Sinon, dimanche 04/09, c'est 8 h à la stèle pour la dernière sortie avant la Picarde.
Une dernière chose : je ne saurai trop vous recommander une petite visite sur "velociblogalaulau" où vous pourrez revivre, dans la peau de Laurent Lespagnol, une Etage du Tour particulièrement dantesque, ainsi que bien d'autres cyclos.
A bientôt.
Sinon, dimanche 04/09, c'est 8 h à la stèle pour la dernière sortie avant la Picarde.
Une dernière chose : je ne saurai trop vous recommander une petite visite sur "velociblogalaulau" où vous pourrez revivre, dans la peau de Laurent Lespagnol, une Etage du Tour particulièrement dantesque, ainsi que bien d'autres cyclos.
A bientôt.
samedi 27 août 2011
QUI QUI VA VITE ?
Ces dernières semaines logiquement la Vallée n'a pas vu beaucoup de bleu et rose. Comme l'explique si bien Jean-Baptiste, beaucoup d'entre nous se sont éparpillés aux quatre coins de l'Hexagone pour montrer avec quelle virtuosité nous savons faire de la bicyclette... Ce travail ingrat, néanmoins nécessaire, de représentant du savoir-faire versaillais achevé, revenons à nos exercices favoris :
- c'est qui qui monte le plus vite la Vacheresse
- c'est qui qui arrivera le premier en haut de Port-Royal
- etc...
Pour le savoir, dimanche 28/08, 8 h 30 à la stèle.
- c'est qui qui monte le plus vite la Vacheresse
- c'est qui qui arrivera le premier en haut de Port-Royal
- etc...
Pour le savoir, dimanche 28/08, 8 h 30 à la stèle.
samedi 20 août 2011
C'est de moi dont il cause....
Mes saisons cyclos se résument pour l’essentiel à 3, 4 dates fixées entre mi-août et fin septembre. C’est la période de l’année où je me sens le mieux parce que les congés estivaux ont eu leur effet ‘boostant’ sur la condition physique et puis les journées sont encore suffisamment belles et engageantes pour décider à aller rouler le soir en semaine. Dimanche dernier j’ai donc remis ça sur cette belle épreuve qu’est ‘l’étape SanFloraine’ (Saint-Flour Cantal). Histoire de serrer une nouvelle fois la pogne de Bernard Hinault parrain de l’épreuve, mon ambition personnelle visait comme l’année dernière un podium. A 4 kms de l’arrivée et dans la dernière descente avant St-Flour, l’objectif était atteint puisque j’étais assuré au pire de la 8ème place. Malheureusement, la route rendue glissante par les orages et mon adresse douteuse dans les descentes en auront décidé autrement : A la bagarre dans un quasi ultime virage de la dernière descente avant Saint-Flour j’ai la mauvaise idée de donner un coup de patin de trop… Ma roue avant se dérobe et me voilà en ¼ de seconde les 4 fers en l’air sur l’asphalte. Sonné et incapable de me relever j’ai le droit aux pompiers, aux urgences, aux radios… Résultats des courses : 3 cotes cassés et une saison que je dois clore prématurément.
Arrivederci et à l’année prochaine avec de belles et de nouvelles ambitions !
Rendez-vous dimanche 21-08 8h30 à la stèle pour ceux qui peuvent (cf message de Michel juste avant)
LA LOZERE
Le pays où tu pédales fort pour ne pas avancer bien vite.
Qui le sait ? L'un des départements les plus hauts de France, la méthode consistant à prendre l'altitude des mairies. Ce pays forge des gaillards. Si les hasards de la route vous amènent à rencontrer un lozérien, un conseil : changez de cap, on a l'air malin avec notre petite vallée. Là bas le moindre talus c'est 6 km avec de méchants pourcentages. Ca me rappelle les bonbons à la menthe de mon enfance : c'est vert, c'est fort, ça dégage les bronches.
Finiels, Croix de Berthel, montagne du Goulet, Pré de la Dame. Sauf si vous avez fait la Granite-Mont Lozère d'antan, cela ne vous dit rien. Pourtant, 160 km, 4000 m de dénivelé, ça calme. Avec un bon petit cagnard pour couronner le tout, ça peut prendre des allures de punition. Si je rajoute des routes au revêtement aléatoire, un bon petit zef sur les Causses, des virages capricieux et imprévisibles, vous allez croire que j'exagère. Venez y voir vous-mêmes, vous ne serez pas déçus.
Pour les descentes, demandez à Roger Rivière ... (col de Perjuret, 1960).
Ca ne m'a pas empêché de rouler.
Serez-vous là dimanche 21/08 pour apprécier mon joli bronzage pain d'épices ? (8 h 30 à la stèle).
samedi 6 août 2011
Sortie de juillettistes
Demain petite sortie sympa pour les juillettistes bronzés (hem...), et puis peut-être aussi pour quelques aoutiens souhaitant s'accorder une séance d'oxygénation avant de charger la voiture...
Rendez-vous dimanche 7 Aout 8h30 à la stèle
Rendez-vous dimanche 7 Aout 8h30 à la stèle
samedi 30 juillet 2011
HEUREUX QUI COMMUNIQUE
Tel un petit Homère (ah! je suis déçu de ne pas être breton, j'aurais pu être un petit Homère de Brest ...), tel un petit Homère disais-je, je chante les glorieuses épopées du V.S.
Bon, là c'est pas bon, pour cause de congés, tout le monde est parti vaquer aux quatre coins de l'Hexagone. S'il n'en reste qu'un, je ne serai pas celui là. Les valises sont déjà prêtes pour la Lozère. N'empêche, sur une injonction d'Hervé, je voulais juste passer le message suivant :
Qui est partant pour la Vercors-Drôme, le 27/08 à Romans-sur-Isère ? (vous devriez y retrouver JLL). Contacter Hervé Lours ou Daniel.
Malgré l'absence de canicule, en relisant ce message, je me demande si je ne suis pas en surchauffe (besoin de vacances, moi). Allez, une petite sortie en vallée pour s'oxygéner. On dit dimanche 31/07, 8 h 30 la stèle.
Bon, là c'est pas bon, pour cause de congés, tout le monde est parti vaquer aux quatre coins de l'Hexagone. S'il n'en reste qu'un, je ne serai pas celui là. Les valises sont déjà prêtes pour la Lozère. N'empêche, sur une injonction d'Hervé, je voulais juste passer le message suivant :
Qui est partant pour la Vercors-Drôme, le 27/08 à Romans-sur-Isère ? (vous devriez y retrouver JLL). Contacter Hervé Lours ou Daniel.
Malgré l'absence de canicule, en relisant ce message, je me demande si je ne suis pas en surchauffe (besoin de vacances, moi). Allez, une petite sortie en vallée pour s'oxygéner. On dit dimanche 31/07, 8 h 30 la stèle.
jeudi 21 juillet 2011
L'ETAPE DU TOUR ou DE PIRE EMPIRE

Ca a eu lieu. Les mots me manquent pour commenter, je passe le flambeau à Hervé :
"Les grognards,
Nous avons connu le D Day de la Claudio Chiappucci, nous aurons désormais la campagne de Russie de l'Edt Acte 2.
A l'aube, telle la grande armée, les grognards du VS s'élancent la fleur au fusil d'Issoire avec la certitude de mettre au pas les impudents adversaires. On s'attendait à ce que cela flingue dès le
début avec comme d'habitude des escarmouches de partout, nous avons eu en fait une gentille randonnée de 40km dans la vallée sans aucune difficulté, faut dire que notre armée avait fière allure avec
Eric en guise d'avant garde en tête du peloton.
Premier combat lors de la cote de Massiac, peu de morts, peu d'écarts, peu de sélection, personne de rend les armes. Le combat est plus loin.
Plus loin donc, trop loin, les hauts plateaux du Cézalier : 30km avec un vent de 50km/h de trois quart face, des litres et des litres d'eau sur la tête avec en prime quelques kilogrammes de grélons,
les températures chutent inexorablement, c'est donc ici que la sélection se fait, que les organismes s'usent et que le moral vascille...C'est sur ces plaines hostiles que de nombreux combattants
jettent déjà les armes, abandonnant leur vélo sur le bord de la route pour monter dans les ambulances pour cause d'hypothermie, l'organisation leur promettant de rapatrier leur vélo par la suite; à ce
jour certains attendent encore car l'ennemi a visiblement mis la main sur ces vélos en guise de trophée...
Pour ceux qui continuent, comme dans la grande armée, il n'y a que 2 priorités : 1/ se planquer et 2/ ne pas crever dans les bordures car vu l'état avancé d'engourdissement de nos doigts, il est
d'ores et déja illusoire de pouvoir réparer.
La descente d'Allanche met en évidence la défficience de notre matériel de guerre visiblement inadapté au froid auvergnat: la roue avant est vascillante, le vélo tremble de partout, les manettes de
freins ne répondent plus, c'est évident, l'armurier de Cressely s'est encore foutu de nous, les Look 586 ne tiennent pas la distance, la preuve, c'est qu'il roule sur le vélo de Voeckler désormais. A
moins que cela soit mes bras qui, de froid, fassent trembler la machine...
Arrive le combat principal, avec la montée du Puy Mary. C'est l'occasion de se réchauffer (avec des jambes de feu), un vrai plaisir. A ma grande surprise, je double un grognard versaillais qui semble
à l'agonie, probablement en train de méditer le prochain sujet de philo qu'il donnera à ses élèves : "faire le con avec Jalabert devant les photographes, peut-il être un palliatif au manque
d'entrainement ?", Hhhmm, pas facile... En fait, il a été victime d'une fringale/hypothermie. Il ne s'en remettra jamais sans pour autant abandonner ses frères d'armes et c'est seulement devant la
saucisse/truffade à l'arrivée, qu'il esquissera le premier sourire de la journée.
C'était avec une certaine appréhension que nous nous étions lancés dans la descente d'Allanche, c'est avec terreur que nous nous élançons dans la descente du Puy Mary avec, pour tous, l'espoir de ne
pas finir comme le grand Maréchal ennemi Vinokourov. Au pied, au ravito de Mandailles, c'est déjà la débacle de Russie (avec le Perthus en guise de rivière Bérézina : infranchissable...), des bus
entiers de gars à rapatrier, des vélos qui s'entassent lamentablement dans les camions. A l'arrivée à Saint Flour, bcp de gars étaient ulcérés de voir leur beau vélo maltraité. Tout le monde le sait,
dans les grandes manoeuvres, c'est toujours la logistique qui fait défaut.
A Mandailles justement, ma famille venue en témoin du massacre, me dit avoir croisé un Versaillais au regard totalement hagard. Par pudeur et par respect de sa personne, je ne dévoilerai pas son
identité, sachez juste qu'on m'a dit qu'il était tout noir et qu'il avait des cuisses énormes. Il continuera finalement.
Après le Perthus, nous sommes à 90kms de l'arrivée mais la course est d'ores et déjà jouée, 50% des combattants sont morts, et les positions sont établies, il s'agit juste désormais de ralier le camp
de base en passant gentiment les cols restants. Dans la descente après le sommet du col de Prat de Bouc, tout de même, la cavalerie napoléonienne rentre enfin en action et profite du retour du beau
temps et d'une route parfaite et rectiligne, c'est au son du clairon du Maréchal Murat que mon compteur affiche fièrement un 95,5km/h (Hhhm, bizarre, pas l'impression d'être allé aussi vite que cela,
encore un matériel de deuxième main de l'armurier de cressely ?). Un des rares moments de vitesse dans une course faite uniquement d'endurance et de gestion.
Les derniers kms se font sur faut plat descendant par vent arrière, c'est après un relais un peu trop appuyé que je manque de sauter du groupe, je me rappelle alors les paroles du vétéran poilu (euh
pardon, barbu) : "sur les courses d'usure, tu ne fais pas le malin, tu te planques!". OK Chef. Hervé La. n'aura pas cette chance et èrrera comme un hussard esseulé sur la steppe sibérienne jusqu'au
bout.
La dernière montée sur Saint Flour se fait par vent arrière, un vrai bonheur, avec en prime, les encouragements du Mangeas et du public local pour ce Versaillais venu, un comble, combattre dans
l'armée révolutionnaire. Après la ligne, je retrouve Jean Luc qui a rendu les armes sur les hauts plateaux, mais il a été vite libéré pour bonne conduite (et surtout parce qu'il a les clefs du camion
qui va nous ramener).
Au final, les grognards versaillais ont été vaillants et ont trés bien tenu leur rang face à l'adversité. Peu de morts mais quelques blessés graves parmi les cadors du groupe, faisons leur confiance
pour qu'ils nous le fassent payer lors du prochain combat.
Hervé Lo.: 08:20:00, 198ème
Hervé La.: 08:48:02, 406ème
Pascal B.: 08:59:43, 534ème
Eric: 09:06:24, 611ème
JF B.: 09:11:16, 662ème"
Merci Hervé.
Pour ceux qui veulent, 8 h 30 à la stèle, dimanche 24/07 (perso, je ne suis pas là).
Bonnes vacances à tous.
jeudi 14 juillet 2011
SUPER V PARIS

Nous en avions parlé à la réunion, les vacances et la difficulté de s'organiser à plusieurs m'incitent à lancer dès maintenant un petit sondage :
Qui est intéressé par la Super V Paris (épreuve de 24 h par équipe) sur le circuit de Montlhéry les 1er et 2 octobre (du samedi 15 h au dimanche 15 h) ?
Pour tout savoir sur cette épreuve, allez sur leur site : www.supervparis.fr, puis manifestez votre envie d'y participer. Nous pourrons alors monter les équipes.
Attention : c'est un peu cher, donc pas d'engagement à la légère ou de défection inopportune.
Je profite d'avoir la main pour annoncer la sortie du dimanche 17/07 : 8 h 30 à la stèle.
Bonnes vacances à tous.
samedi 9 juillet 2011
Rendez-vous dominical
Désolé de l'absence de lyrisme pour l'appel au rassemblement de demain (notre poète déserte la vallée ce we...) : Dimanche 10/07, rendez-vous fixé à 8h30 à la stèle de maitre Jacques; Avis aux amateurs.
jeudi 7 juillet 2011
vendredi 1 juillet 2011
LE RETOUR
"Quelques statistiques : 1750 km, 25 500 m de dénivelé, plus de 60 h de vélo... et au-delà de l'"épreuve", une immense expérience : une magnifique traversée de la France, la rencontre d'autres fous de la petite Reine, l'expérience d'un effort sur plusieurs jours et la récupération qui y est associée, l'impression d'avoir fait son "Tour de France". Tout cela au travers d'une épreuve unique (qui aurait mérité plus de publicité tant elle est exceptionnelle) qui devrait faire rêver tout cycliste passionné. Une épreuve enfin dont l'existence revient d'abord au 70 bénévoles et organisateurs qui nous ont si magnifiquement accompagnés. Qu'ils en soient à nouveau chaleureusement remerciés. J'ai eu la grande grande chance d'y participer et de réaliser un Paris-Nice quasi idéal (beau temps dans l'ensemble, aucun bobo..., bonne récupération jusqu'à la fin!) ... Dieu seul sait si je pourrais renouveler cette expérience mais quel bonheur d'avoir vécu cette aventure!
Un grand merci à Michel mon maître éditorialiste !
Benoît"
Il n'y a rien à ajouter si ce n'est que je ne serais pas loin de me laisser tenter par ce genre d'aventure. Et maintenant que va-t-il falloir comme parcours pour vous étonner ? N'empêche, je tente un 8 h 30 à la stèle dimanche 03/07. Viendra qui voudra ...
Un grand merci à Michel mon maître éditorialiste !
Benoît"
Il n'y a rien à ajouter si ce n'est que je ne serais pas loin de me laisser tenter par ce genre d'aventure. Et maintenant que va-t-il falloir comme parcours pour vous étonner ? N'empêche, je tente un 8 h 30 à la stèle dimanche 03/07. Viendra qui voudra ...
dimanche 26 juin 2011
DU GRAND ART
Bac philo : "Toute activité humaine poussée à son plus haut niveau d'excellence peut-elle s'apparenter à une forme d'art ?"
Prenons le cyclosport. Drôle de choix, mais enfin c'est quand même ce qui nous lie. Déjà le vélo c'est pas facile, tous les facteurs des pays à fort dénivelé vous le diront. A croire que pour certains plus c'est dur, plus c'est long, plus ils aiment ça. Il devient alors tout à fait naturel de se pointer à Saint Félicien ce samedi 18 juin, date de l'Ardéchoise 2011.
Quel parcours demanderont les initiés ? L'AVM bien sûr (Ardéchoise vélo-marathon)pour trois sociétaires du VS (seul club aussi représenté), les 278 km avec 5370 m de dénivelé constituant un mets de choix où ils pourront exprimer toute leur qualité d'endurance, de ténacité et de gestion de l'effort. Et ce n'est pas cette misérable météo, pluvieuse et venteuse nous obligeant à monter les vélos sous des averses bien denses qui attaquera un moral à toute épreuve. A cet égard, mention spéciale à Daniel qui, pour l'occasion, a remisé sa bannière où est inscrit en lettres de feu : "S'il pleut, j'y vais pas".
Le mot épreuve prendra rapidement tout son sens. Etant moi-même sur place pour une modeste Volcanique, j'ai pu mesurer de près la débauche d'énergie nécessaire pour boucler un parcours de 100 km plus long sur un tel terrain. N'allez pas croire que notre tâche fut si aisée.
Pierre, à l'expérience, s'en sort le mieux (6 h 30).
Pascal B. et moi sommes dans le dur dès la troisième heure. Je me rappelerai longtemps de cette montée au Gerbier de Jonc à une allure processionnelle, glacé, trempé, avec une barre à l'estomac, et l'impression d'avoir une enclume sur la roue arrière. Ce n'est pas le bureau des pleurs et par pudeur je tairai le cortège de misères qui m'accompagnera tout au long de cette journée.
A partir de 11 h, le soleil tentera une timide apparition, ce qui permettra à Pascal B. de finir correctement.
Revenons à nos héros. Pascal Z. et Daniel devaient rester solidaires. Ils le seront malgré des aléas physiologiques légèrement incontrôlables. Dans la montée de Saint Agrève, soldat Zun prend "un coup dans le casque". Il décide de libérer le lévrier de Bois d'Arcy qui s'envole irrémédiablement et il finira les 80 derniers kilomètres au courage.
Philosophe, seul devant, Jean-François trace sa route avec sagesse, négligeant les paquets qui peuvent vous emmener mais aussi vous détruire. Il boucle son périple solitaire en 11 h 54 (8ème). Douze minutes plus tard, Daniel est là (15ème). Pascal Z., pas si loin, en termine aussi (31ème). Il leur faut maintenant regagner Saint Victor où sont les voitures. Se retrouver dans la marée humaine n'a pas été facile. Enfin rendus chez Jean-Luc et Cathy, ils pourront décompresser. Dans leurs yeux se lit la douce joie d'une saine fatigue et du devoir accompli.
Pour enfin traiter la question posée en préambule, la réponse est : Oui, le vélo à ce niveau là c'est de l'art, même et surtout par ce temps de cochon (j'ai bon là ?).
En conclusion, nous remercions Jean-Luc et Cathy pour leur hospitalité, leur disponibilité et leur complaisance. Jean-Luc, régional de l'étape, brave parmi les braves, s'amusera sur les Boutières afin de pouvoir consacrer son dimanche à une deuxième cyclo, alpestre de surcroît.
Des cinglés je vous dis, rien que des cinglés ...
Prenons le cyclosport. Drôle de choix, mais enfin c'est quand même ce qui nous lie. Déjà le vélo c'est pas facile, tous les facteurs des pays à fort dénivelé vous le diront. A croire que pour certains plus c'est dur, plus c'est long, plus ils aiment ça. Il devient alors tout à fait naturel de se pointer à Saint Félicien ce samedi 18 juin, date de l'Ardéchoise 2011.
Quel parcours demanderont les initiés ? L'AVM bien sûr (Ardéchoise vélo-marathon)pour trois sociétaires du VS (seul club aussi représenté), les 278 km avec 5370 m de dénivelé constituant un mets de choix où ils pourront exprimer toute leur qualité d'endurance, de ténacité et de gestion de l'effort. Et ce n'est pas cette misérable météo, pluvieuse et venteuse nous obligeant à monter les vélos sous des averses bien denses qui attaquera un moral à toute épreuve. A cet égard, mention spéciale à Daniel qui, pour l'occasion, a remisé sa bannière où est inscrit en lettres de feu : "S'il pleut, j'y vais pas".
Le mot épreuve prendra rapidement tout son sens. Etant moi-même sur place pour une modeste Volcanique, j'ai pu mesurer de près la débauche d'énergie nécessaire pour boucler un parcours de 100 km plus long sur un tel terrain. N'allez pas croire que notre tâche fut si aisée.
Pierre, à l'expérience, s'en sort le mieux (6 h 30).
Pascal B. et moi sommes dans le dur dès la troisième heure. Je me rappelerai longtemps de cette montée au Gerbier de Jonc à une allure processionnelle, glacé, trempé, avec une barre à l'estomac, et l'impression d'avoir une enclume sur la roue arrière. Ce n'est pas le bureau des pleurs et par pudeur je tairai le cortège de misères qui m'accompagnera tout au long de cette journée.
A partir de 11 h, le soleil tentera une timide apparition, ce qui permettra à Pascal B. de finir correctement.
Revenons à nos héros. Pascal Z. et Daniel devaient rester solidaires. Ils le seront malgré des aléas physiologiques légèrement incontrôlables. Dans la montée de Saint Agrève, soldat Zun prend "un coup dans le casque". Il décide de libérer le lévrier de Bois d'Arcy qui s'envole irrémédiablement et il finira les 80 derniers kilomètres au courage.
Philosophe, seul devant, Jean-François trace sa route avec sagesse, négligeant les paquets qui peuvent vous emmener mais aussi vous détruire. Il boucle son périple solitaire en 11 h 54 (8ème). Douze minutes plus tard, Daniel est là (15ème). Pascal Z., pas si loin, en termine aussi (31ème). Il leur faut maintenant regagner Saint Victor où sont les voitures. Se retrouver dans la marée humaine n'a pas été facile. Enfin rendus chez Jean-Luc et Cathy, ils pourront décompresser. Dans leurs yeux se lit la douce joie d'une saine fatigue et du devoir accompli.
Pour enfin traiter la question posée en préambule, la réponse est : Oui, le vélo à ce niveau là c'est de l'art, même et surtout par ce temps de cochon (j'ai bon là ?).
En conclusion, nous remercions Jean-Luc et Cathy pour leur hospitalité, leur disponibilité et leur complaisance. Jean-Luc, régional de l'étape, brave parmi les braves, s'amusera sur les Boutières afin de pouvoir consacrer son dimanche à une deuxième cyclo, alpestre de surcroît.
Des cinglés je vous dis, rien que des cinglés ...
samedi 25 juin 2011
ON EST PARTOUT
Résumons : tout l'ouest est sous la coupe d'Eric, le sud est tenu d'une main de fer par Gérard et Benoît, le nord, le grand nord dirais-je, là on a pas rigolé on a envoyé le leader, c'est J.B. qui s'y colle mais je crois qu'il est trop au nord, il est carrément au milieu de la flotte. Ca va J.B. ? T'as pas le mal de mer ? Reste l'est : on avait missionné le barbu aux Trois Ballons mais il n'a jamais réussi à comprendre l'accent alsacien ...
Petit résumé d'Eric sur sa dernière cyclo :
Retour chez les bretons avec Jean-Luc sur la Bernard Hinault grand parcours de près de 200 kms.
Départ avec un temps breton : pluie, vent , soleil avec plus de vent que de soleil : pointe à 55km/h vent de face et latéral sur 80% du parcours.
Départ très rapide vent dans le dos avec les pros de Sojasun...
Première bosse : incident technique pour moi : dérailleur mal réglé
Pied à terre, queue de peloton avec Jean-Luc.
Puis on est resté à cette position pendant une bonne partie de la course dans un groupe de 20 coureurs.
Participation très volontaire de Jean-Luc qui ne s'est pas ménagé pour la suite ce qui lui fut fatal lors de la deuxième grosse difficulté de la journée.
Quant à moi j'ai fini dans ce groupe jusqu'à la troisième difficulté du parcours. Je suis sorti de ce groupe dans la descente avec 4 coureurs : il restait alors 40kms. Nous avons finalement terminé ensemble. J'ai gagné le sprint !! pour terminer à la 38e place en 5h47 2e de ma catégorie.
Jean-Luc : 122e à 6h12 et 19e de sa catégorie.
Le premier est un pro en 5h13
Petit résumé d'Eric sur sa dernière cyclo :
Retour chez les bretons avec Jean-Luc sur la Bernard Hinault grand parcours de près de 200 kms.
Départ avec un temps breton : pluie, vent , soleil avec plus de vent que de soleil : pointe à 55km/h vent de face et latéral sur 80% du parcours.
Départ très rapide vent dans le dos avec les pros de Sojasun...
Première bosse : incident technique pour moi : dérailleur mal réglé
Pied à terre, queue de peloton avec Jean-Luc.
Puis on est resté à cette position pendant une bonne partie de la course dans un groupe de 20 coureurs.
Participation très volontaire de Jean-Luc qui ne s'est pas ménagé pour la suite ce qui lui fut fatal lors de la deuxième grosse difficulté de la journée.
Quant à moi j'ai fini dans ce groupe jusqu'à la troisième difficulté du parcours. Je suis sorti de ce groupe dans la descente avec 4 coureurs : il restait alors 40kms. Nous avons finalement terminé ensemble. J'ai gagné le sprint !! pour terminer à la 38e place en 5h47 2e de ma catégorie.
Jean-Luc : 122e à 6h12 et 19e de sa catégorie.
Le premier est un pro en 5h13
vendredi 24 juin 2011
PARIS-NICE (suite)
Pendant que nous vaquons à diverses occupations, Benoît et Gérard roulent. Ils roulent pour nous, du Trocadéro à la Promenade des Anglais. Une trotte ...
Ca y est, 5 étapes de montagne, et demain c'est l'arrivée à Nice!
Le programme de montagne était corsé. La grande étape faisait 200 km et 4600 m de denivelé avec au programme le Champs Laurent, le Grand Cucheron, la Croix de Fer, et l'Alpe d'Huez. Je pense que je m'en suis assez bien sorti avec plus de 24 km/h de moyenne, une montée de l'Alpe en 1h06 après 185 km et 7 jours de Paris Nice. J'arrive dans les 10 premiers. On a bien vu le maillot de Versailles! Qui est d'ailleurs bien présent a l'Alpe d'Huez car j'y ai vu descendre Laurent qui préparait la Marmotte... Je lui ai proposé de remonter avec moi mais la descente lui était plus favorable... Après cette etape, une étape "à domicile" vers Gap où les coureurs se souviendront longtemps de Parquetout... et où Daniel et Robert, mes voisins à la montagne, sont venus m'encourager à Entraigues. J'étais "à la maison!". Aujourd'hui dure journée avec de la pluie et environ 5 degrés au col de la Cayolle a 2300 m d'altitude. 178 km quand même 3700 m de denivelé et de magnifiques passages autour du lac de Serre Poncon...
Demain descente sur Nice avec quand même trois cols au programme et je pourrai dire. : je l'ai fait !
Quelle belle épreuve dans tous les sens du terme!
A bientôt pour la conclusion...
Benoît
Ca y est, 5 étapes de montagne, et demain c'est l'arrivée à Nice!
Le programme de montagne était corsé. La grande étape faisait 200 km et 4600 m de denivelé avec au programme le Champs Laurent, le Grand Cucheron, la Croix de Fer, et l'Alpe d'Huez. Je pense que je m'en suis assez bien sorti avec plus de 24 km/h de moyenne, une montée de l'Alpe en 1h06 après 185 km et 7 jours de Paris Nice. J'arrive dans les 10 premiers. On a bien vu le maillot de Versailles! Qui est d'ailleurs bien présent a l'Alpe d'Huez car j'y ai vu descendre Laurent qui préparait la Marmotte... Je lui ai proposé de remonter avec moi mais la descente lui était plus favorable... Après cette etape, une étape "à domicile" vers Gap où les coureurs se souviendront longtemps de Parquetout... et où Daniel et Robert, mes voisins à la montagne, sont venus m'encourager à Entraigues. J'étais "à la maison!". Aujourd'hui dure journée avec de la pluie et environ 5 degrés au col de la Cayolle a 2300 m d'altitude. 178 km quand même 3700 m de denivelé et de magnifiques passages autour du lac de Serre Poncon...
Demain descente sur Nice avec quand même trois cols au programme et je pourrai dire. : je l'ai fait !
Quelle belle épreuve dans tous les sens du terme!
A bientôt pour la conclusion...
Benoît
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